A Bournezeau, un Chant de Foire plein d'énergie
Les organisateurs sont satisfaits. La foule était au rendez-vous des deux soirées de concert du festival du Chant de foire.
Le festival de musiques actuelles de Bournezeau a fait le plein, vendredi soir et hier, samedi. Une programmation pointue d'artistes en vue a séduit un public jeune... et ravi.
Ils ont quelques frayeurs, les organisateurs du festival de Bournezeau. La pluie fine qui a arrosé la Bocage, aux environs de 18 h, vendredi soir, a joué les trouble-fête. Elle a empêché le jeune groupe de Challans, Fonétik, d'ouvrir le festival, sur la place du Commerce. Mais cette invitée de dernière minute a su se faire discrète. Et très vite, dans une ambiance explosive, les groupes se sont succédé sur la grande scène, installée dans la prairie des Papillons.
Pour ce premier soir, près de 2 500 festivaliers ont fait la fête aux groupes invités. D'abord, les trois cousins de Bournezeau qui forment le groupe Yosem ont ouvert le bal rock. Puis, Orange Blossom a enchanté la nuit, Leïla et sa voix magique, et trois musiciens qui ont additionné leurs énergies, leurs savoirs, leurs racines et leurs sensibilités.
Le Ministère des affaires populaires a servi sa musique artisanale, métissée, épicée. Les rappeurs ont distillé sur le « peuple de Bournezeau » leur colère et leur rage de vivre, mais aussi une vision du monde et des valeurs humanistes. Le spectacle des Puppetmastaz a mêlé hip-hop et marionnettes. Enfin, les cinq musiciens de Hilight tribe ont clôturé la première soirée, à coup de sonorités ethniques sorties d'instruments des quatre coins du monde.
Hier, les festivaliers, aussi nombreux que la veille, ont profité du beau temps revenu et du festival off, avec les marionnettes d'Alain et Nathalie et les chansons de mademoiselle Lili. Avant que Keny Arkana, Rona Hartner, Caravane Palace et bien sûr Ez3kiel ne mettent le feu à la prairie des Papillons...
Ouest-France