Action symbolique des Amis de la terre chez un importateur de bois nantais
Une dizaine de militants des Amis de la Terre se sont invités dans l'après-midi chez un importateur de bois nantais. Il y ont repéré du bois provenant de sociétés camerounaises dans le collimateur de l'association écologiste. L'une d'entre elles ne disposerait, affirme t-elle, d'aucun permis d'exploitation forestière.
Les autorisations nécessaires au Cameroun ont néanmoins été décrochées et l'importateur dispose des papiers nécessaires en l'état actuel de la législation française. Les Amis de la terre réclament qu'un délit de recel de bois illégal soit adopté, "condition fondamentale pour une meilleure traçabilité".
200 000 hectares disparaissent chaque année au Cameroun dont une bonne partie à cause des coupes sauvages de bois. Le sapelli, le moabi, l'iroko sont avidement recherchés avec l'engouement croissant pour les produits naturels. Selon les Amis de la terre qui ont enquêté deux ans sur place, des forêts communautaires créées pour réduire la pauvreté sont pillées.
Plus d'informations demain dans Ouest-France
