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Le slalom du Puits d'Enfer a accueilli 120 pilotes, dimanche. Sur sa Martini MK 49, Laurent Gouzerch s'y est imposé pour la troisième fois. : L. G.Une épreuve appréciée
Mais si la découverte du corps sans vie d'un riche retraité parisien fit, à l'époque, grand bruit, seul, désormais, le vacarme des bolides opérant sur le circuit voisin trouble, de temps en temps, la quiétude de l'endroit. C'était notamment le cas, ce dimanche, où la piste, longue de 2 200 m, accueillait plus de 120 pilotes, appelés à en découdre, à l'occasion du 35e slalom du Puits d'Enfer.
« J'y viens régulièrement, chaque année, depuis pas mal de temps maintenant, révèle Jean-Marc Duranteau, un des favoris. J'aime bien cette épreuve. » Mais, à côté de la dizaine de prétendants au podium, figurent une grand majorité de sans grade, n'ayant d'autre ambition que de se faire plaisir. Les uns, telle Marie Giraud, effectuant sa troisième sortie seulement au volant d'une... monoplace, les autres venant valider, sur le terrain, les rodages entamés sur les bancs de l'école. Le cas notamment de William Boutec qui, il y a peu encore, n'avait jamais piloté de voiture de course.
Un nouveau circuit
Dans l'attente de prendre le départ de la seconde manche, au volant de la Peugeot 106 16S de Christian Le Moal, son prof de mécanique au lycée Colbert de Lorient, le jeune homme prenait le temps de raconter son parcours. « Parmi les 1 300 élèves de l'établissement, vingt-sept ont été sélectionnés pour disputer une course de kart. Comme j'ai fini premier, c'est à moi qu'on a confié le volant. C'est ma deuxième course, après celle de Corcoué-sur-Logne. »
Une initiative appréciée par Yves Guillou, le président de l'ASA Vendée Océan, organisatrice del'événement, qui se démène toujours pour tenter de faire sortir de terre un nouveau circuit dont les plans sont depuis longtemps dans les cartons. « Plus qu'un circuit, ce sera un pôle mécanique. Il abritera, certes, des compétitions mais servira aussi à la formation des conducteurs routiers, à la sécurité routière, à l'apprentissage des futurs mécanos. »
Compte tenu des importants travaux à réaliser, ce pôle mécanique ne devrait cependant pas voir le jour avant... plusieurs années. « En attendant, nous allons continuer à utiliser le circuit actuel. Mais c'est sûr, quand on le quittera, les pilotes vont le regretter. »