Avec le covoiturage, elles font le plein d'économies
Mélanie Blanchet et Emmanuelle Joly (au second plan) pratiquent le covoiturage depuis le 1er septembre.
C'est un mode de transport de plus en plus prisé. Reportage au rond-point de Bournezeau, lieu de rendez-vous des adeptes du covoiturage.
Les voitures sont garées autour du rond-point. Une dizaine au total. Des automobilistes s'arrêtent, laissent leur véhicule, montent dans d'autres voitures. Une vraie chorégraphie, qui a lieu du lundi au vendredi, matin et soir ! Nous sommes à un carrefour très passant, situé aux abords de la commune de Bournezeau, à l'intersection de la D 948 et de l'A 83. C'est ici que les adeptes du covoiturage se donnent rendez-vous, avant de partir travailler. Leurs voitures resteront là, toute la journée.
Mélanie Blanchet, 27 ans, habite Mareuil-sur-Lay. Depuis le 1er septembre, elle est technicienne-conseil aux Sables-d'Olonne. « C'est de l'assistance téléphonique pour des logiciels de gestion-comptabilité », explique-t-elle. Auparavant, elle était employée dans une grande surface commerciale de La Roche-sur-Yon. Depuis qu'elle a changé d'entreprise, la jeune femme s'est mise au covoiturage avec Emmanuelle Joly, sa nouvelle collègue, 25 ans, originaire de Sainte-Hermine. « On se connaissait déjà. Faire voiture commune nous paraissait évident. » Mareuil-sur-Lay et Sainte-Hermine sont à équidistance de Bournezeau : un quart d'heure en voiture.
Des aménagements pour garer son véhicule
Selon les deux jeunes femmes, le covoiturage n'aurait que des avantages. « La route se fait plus facilement. Ce n'est que de la quatre voies jusqu'aux Sables. Au moins, à deux, on ne s'endort pas ! » Chaque matin, elles se donnent rendez-vous à 8 h 15, au rond-point. Et repartent avec une seule voiture. Emmanuelle, dans un grand sourire, avoue parfois arriver avec « trois ou quatre minutes de retard ». « Mais je ne lui en veux pas », répond Mélanie. L'économie réalisée n'est pas négligeable : « Un plein par semaine. » Emmanuelle, qui a une Renault Clio, économise 45 €. Pour l'Opel Astra de Mélanie, plus gourmande, c'est 64 €. Compte tenu du prix actuel de l'essence, « financièrement, c'est très intéressant ».
Les deux collègues partagent le même bureau. Plutôt pratique. Elles débauchent en même temps. Leur employeur, d'ailleurs, encourage la démarche. Dans cette société, sur la vingtaine d'employés, un quart d'entre eux pratiquent le covoiturage. Quelques fois, l'une finit plus tard que l'autre : « Mais on s'attend. Ce n'est pas une contrainte. Quand on rentre, on parle de tout, du boulot surtout. Ça permet d'évacuer. »
Et la pollution dans tout ça ? Le covoiturage, « c'est une bonne chose » pour l'environnement, acquiescent-elles. « Et il y aurait moins de monde sur les routes. Cependant, il faudrait des aménagements, des endroits pour garer son véhicule. Les collectivités veulent encourager le covoiturage, mais il n'existe aucune structure pour accueillir les voitures. »
Christian MEAS.
Ouest-France