Christian Duranteau, le président de l'association organisatrice Brétignolles-animation est radieux. En 2006, l'affiche n'avait pas atteint le seuil des 10 000 festivaliers. Un résultat qui a semé l'inquiétude chez les organisateurs. Ce n'est aujourd'hui qu'un mauvais souvenir. Samedi soir, lors du concert du Serbe Goran Bregovic, on pouvait percevoir l'ampleur du phénomène 7e vague. Une gigantesque marée humaine survoltée par les rythmes slaves de « la fanfare des mariages et enterrements. »
Des quelque centaines de spectateurs du premier soir de la 7e vague en 2002, aux milliers de jeunes réunis samedi soir : que de chemin parcouru ! Et cela au prix d'une organisation de plus en plus pointue. « 600 bénévoles sont mobilisés sur l'événement. La logistique est de plus en plus lourde. » Mais le résultat est à la hauteur de l'investissement des forces des associations locales. « Le plus difficile, c'est de gérer cet immense espace des parkings et du camping. Entre ceux qui dorment dans leurs véhicules et les campeurs, on peut tabler sur 5 000 personnes sur place. Cette année, nous avons même organisé des navettes pour aller à la plage. »
Comme le précise le programmateur de l'événement, « la 7e vague est un festival arrivé à maturité. Avec l'expérience, nous en sommes au stade de régler des points de détail comme améliorer l'accueil, la collecte sélective... » explique Thierry Bidet. Avec le succès de l'édition 2008, Brétignolles animation peut désormais penser à l'avenir du festival comme le projet d'ajouter une nouvelle scène sur le site.