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Un très long cortège a défilé dans les rues de La Roche. Entre 3 000 et 6 000 personnes à en croire les syndicats et la police. : Photo C.BlondeelA quelques pas du kiosque, les syndicats assistaient, il faut le reconnaître, à un rendez-vous plus « tonique » qu'à l'ordinaire.
6 000 selon les syndicats,3 000 selon la police
N'empêche ! Ils étaient bien tous présents pour marcher main dans la main et faire savoir au gouvernement et au président que les réformes envisagées ne passeraient pas aussi facilement. « Sarko, t'as rien compris ! Sarko, tu nous as menti ! » Pour ne citer que les plus polis... Qu'on soit aujourd'hui lycéen, enseignant ou agent de la fonction publique, « on en a gros sur la patate » pouvait-on entendre dans un cortège dense. Très dense. Plus de 6 000 selon les syndicats. 3 000 selon la police.
De Darcos à Sarkozy en passant par Fillon, chacun s'est fait chahuter. Porte-parole des lycées yonnais (Kastler, de Lattre, Branly, Mendès-France...), Jeffry Arredondo a exhorté ses camarades à marcher pour « dénoncer la suppression des postes d'enseignant à la rentrée, le marchandage des options, la généralisation des bacs pro en trois ans... »
L'éducation en première ligne
Les représentants syndicaux ont eux aussi, perchés sur le kiosque de la place Napoléon, fait valoir leurs arguments. « Le service public d'éducation est un investissement permanent. » En substance, supprimer des postes entraînerait une surcharge dans les classes, un constat synonyme de « renoncement à l'ambition éducative pour tous ».
« Non aux réformes, non à la politique gouvernementale », hier le message a surtout été transmis par le corps enseignant. Par ailleurs, la grève a été moins suivie, à l'instar de la Poste où seulement 1,07 % du service courrier et 4,2 % du service grand public se sont joints à la protestation.
Prochain rendez-vousdans six jours
Le privé en remettra une couche le 22 mai. Soit dans six jours. Philippe Rocheteau, secrétaire départemental de Force ouvrière, regrette cependant que le 15 mai n'ait pas été « un appel public-privé. C'est dommage d'avoir deux dates aussi rapprochées alors que l'on bataille sur le même sujet. Contre les profiteurs qui touchent toujours plus quand les petits gagnent toujours moins ».
Selon le syndicaliste FO, « tous les ingrédients étaient réunis pour que le rassemblement soit encore plus important ». Pour lui, il y a urgence car « les vacances arrivent et il deviendra alors plus difficile de mobiliser... »
Cédric Blondeel