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Esther, une femme âgée, a besoin d'une assistance permanente. Mais elle use ses gardes-malades, du fait de sa mauvaise humeur, et la dernière en date vient de démissionner. Elie, le fils d'Esther, ne sait plus quoi faire.
Pas commode, celle-là. La vie n'a pas été tendre avec Esther, handicapée des deux jambes qui sur le tard a besoin d'une assistance soutenue pour le moindre geste du quotidien. Son tempérament autoritaire et sa mauvaise humeur permanente usent une à une les garde-malades qui viennent à son domicile.
Alors qu'il doit s'absenter, son fils médecin ne sait plus comment se tirer d'embarras. Une jeune infirmière propose les services de sa propre mère. Mais Halima n'a aucune expérience dans ce domaine. Plus problématique encore, elle est musulmane pratiquante. Ses rapports avec une juive convaincue provoquent quelques étincelles.
Elles ont foi en leur religion. Mais surtout Esther et Halima croient en la nature humaine. Contre les préjugés, les exclusions, les anathèmes, au-delà de leurs convictions spirituelles divergentes, les deux femmes tissent des liens chaleureux parce qu'elles parviennent à se rejoindre sur l'essentiel. Sans se renier, sans éviter ici ou là de s'écharper à l'occasion. Leur entourage peut ne pas saisir cette complicité qui s'installe entre elles, mais elles trouvent dans cette incompréhension des raisons de pousser plus loin encore leur connivence.
Il y a quelque chose de La graine et le mulet, en beaucoup plus court, dans ce propos généreux et confiant autour de la tolérance. Comme une variation vive sur les thèmes de l'intégration, de l'identité, de la cohabitation pour des communautés empêtrées dans un face-à-face séculaire. Mais à la différence d'Abdellatif Kechiche, Philippe Faucon propose au coeur de la ville de Toulon un récit serré, qu'il recentre autour de ses deux formidables interprètes, des comédiennes non-professionnelles filmées en numérique par une caméra complice. Comme dans Samia ou La trahison déjà, une démarche sobre et retenue pour aller à l'essentiel d'un propos fort.
rolland yann, brest : "faute de mieux"
voila un film qui se passe à Toulon mais qui aurait pu être tourné à Tunis ou à Alger. C'est un film social maghrébin avec peu d'anecdotes et des personnages enfermés dans leur monde....L'ensemble est assez froid.( Il y a quand même une jolie leçon de tolérance entre les personnages)...A voir faute de mieux... (18/03/2008)