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empreinte de pas faite à marée basse,recouverte par la marée haute,signe que notre passage sur la terre est éphèmère, (carole thevenot)




C'est une pratique courante, approuvée par la Fédération française de cyclisme. À la demande du papa de l'adolescente, le Vélo-club des Essarts, organisateur de la compétition, la laisse donc participer. « C'était l'épreuve la plus proche de son domicile. Je n'y ai pas vu d'inconvénient », explique Olivier Piveteau, vice-président du club.
Mais le jour J, le commissaire de la course l'avertit : qu'elle finisse derrière ou dans le peloton de tête, elle ne « sera pas classée ». Des propos qui relèvent du machisme, estime son père, qui l'accompagne à toutes les compétitions. Ils décident de ne pas se plier aux consignes.
La course commence. À chaque tour, l'adolescente fait jeu égal avec la quarantaine de garçons. Les officiels de l'épreuve l'enjoignent fortement de mettre la pédale douce, à plusieurs reprises. Christina termine finalement 4e.
« Mentalité »
« J'ai fini par pleurer », raconte l'adolescente, qui regrette « cette mentalité, cette hostilité » manifestée par les autres parents « dégoûtés que je batte leurs enfants ». La « seule explication » obtenue, c'est que « cette course est réservée aux garçons, raconte le papa. Mais si ma fille ne pouvait être dans cette course, il ne fallait pas l'accepter. »
Son père n'en revient pas : « Tous ces gens ont piétiné l'équité sportive. Égalité oui, mais à condition que la femme reste à la place que l'homme lui choisit, de préférence loin derrière. »
Olivier Piveteau, l'organisateur de la course, réfute cette version des faits. Quelques minutes avant le départ, histoire de ne « pas semer la zizanie auprès des autres parents, le commissaire lui avait dit de ne participer ni aux primes, ni au sprint d'arrivée. Elle avait donné son accord. »
Le responsable du Vélo-club des Essarts regrette ce « pataquès » : « Le papa et un autre arbitre ont failli en venir aux mains. » Mais, précise Olivier Piveteau, « cette hostilité, c'est elle-même qui l'a créée en insultant le commissaire. Il n'y aura pas de sanction, mais elle devra sans doute s'expliquer devant le comité régional de cyclisme. »
Christian MEAS.