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L'histoire d'un braqueur sans arme, de deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire, de deux chanteurs qui parlent d'un tube volé et de cinq septuagénaires qui se retrouvent pour un dernier coup.
Il était une fois un bar miteux paumé au milieu de nulle part. Drôle d'endroit pour de drôles de rencontres. Ici et ailleurs, on verra alternativement: un braqueur sans arme (Edouard Baer) qui veut s'en prendre à une serveuse elle-même braqueuse (Anna Mougaglis). Deux kidnappeurs ratés (Bouli Lanners et Serge Larivière) prenant en otage une adolescente suicidaire (Selma El Mouissi) qui n'a aucune envie de rentrer à la maison. Deux chanteurs (Bashung et Arno) qui débattent, jusque dans les toilettes, autour d'un tube volé. Cinq gangsters (Jean Rochefort, Roger Dumas, Laurent Terzieff, Jean-Pierre Kalfon, Venantino Venantini) qui à 70 ans bien sonnés imaginent pouvoir faire un dernier coup.
Attention, objet cinématographique non identifié. Un film en noir et blanc, dans un format inhabituel (le 1.37), et en quelques sketches. A première vue un hommage aux passés du 7e Art, dans lequel on peut chercher des références admiratives à l'univers de Charlie Chaplin, au burlesque hollywoodien et à la comédie italienne. Mais il faut surtout trouver dans le deuxième film de Samuel Benchetrit une oeuvre personnelle, troussée dans une façon de faire qui appartient bien au cinéma d'aujourd'hui. Une démarche qui va au-delà de l'exercice de style ou du pastiche « à la manière de... », tout en se démarquant aussi du récent Coffee and cigarettes de Jim Jarmusch. C'était déjà le noir et blanc, le découpage en sketches, l'humour décalé, mais le réalisateur français assure qu'il ne l'avait pas vu au moment de concevoir son projet.
Après avoir déjà ressuscité Joplin et Lennon dans Janis et John, il donne une nouvelle mesure de son imagination et de son humour en racontant des personnages riches en... couleurs. Un va-et-vient de dialogues très écrits, empreints de dérision, d'absurde, de poésie et de tendresse pour des êtres en rupture, fêlés et cabossés, dissertant sur les fantasmes qui les habitent encore et la nostalgie qui les remue déjà. La quête de la fortune, le miracle de la réussite, le hasard de la gloire, la fatalité de la poisse, le temps qui avance. Des situations bien charpentées dans leur mécanique, mais auxquelles une mise en scène maligne et des interprètes complices donnent la saveur d'un naturel distancié. Un plaisir de cinéma subtil et sophistiqué que l'on déguste dans le raffinement.
hervé, tréméoc : ""Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile... " "
Enormément de jolis clins d'oeils dans ce bon film. Des scènes truculentes , des rencontres improbables, des dialogues improvisés agréables à souhait, pour un tout bien ficelé. On pourrait lorgner de temps à autres sur Audiard, sans cependant atteindre les sommets de virtuosité des Tontons Flingueurs. Original et plaisant, ce film séduit par son audace. On tombe sous le charme d'acteurs réellement convainquants qui nous communiquent leur plaisir du jeu. (02/05/2008)
Ikingut, Bruz : "Original"
Beaucoup de bonnes idées dans un film noir et blanc qui fait la part belle aux acteurs. Des moments très drôles, d'autres plus ennuyeux, un film audacieux ! (26/04/2008)
rolland yann, brest : "crépusculaire"
C'est un film atypique dans sa forme et dans son fond....La forme est celle de quatre sketches filmés dans un très beau noir et blanc dont le lien est une cafétaria et le petit mileu interlope qui le fréquente....Le fond est celui de la dérision et de l'humour noir, l'humeur aussi d'ailleurs (noire).... De grands acteurs Edouard Baer, Jean Rochefort, Laurent Terzieff se sont prêtés à ce film très original et avant tout artistique. Je conseille aux amateurs d'art et essai.... (19/04/2008)
rolland yves, brest : "crépusculaire noir et blanc"
C'est un film atypique dans sa forme et dans son fond....La forme est celle de quatre ou cinq sketches filmés dans un très beau noir et blanc dont le lien est une cafétaria et le petit mileu interlope qui le fréquente....Le fond est celui de la dérision et de l'humour noir, l'humeur aussi d'ailleurs (noire).... De grands acteurs Edouard Baer, Jean Rochefort, Laurent Terzieff se sont prêtés à ce film très original et avant tout artistique. Je conseille aux amateurs d'art et essai.... (18/04/2008)
françois Guyon, st brieuc : "décalé... enfin !"
Moment de bonheur simplement.
des gueules, du dialogue, des situations. L'explication de la partie de cartes...moment hilarant. Ce film est haut en couleurs. GO ! (13/04/2008)