Vendée Globe 2008 - Départ le 9 novembre !
Les Sables TVEC rétrogradé, qu'en pensez-vous ?
Quizz : Les Sables, vous connaissez bien ?
Vos plus belles images du passage du Gois
Envoyez-nous vos photos de vacances !
Galerie spéciale Cargo Artémis
Baby-sitting



« En tant que navigateur, je vous considère comme un homme d'exception », a indiqué le procureur de la République hier devant la cour d'appel de Poitiers. Dithyrambique, il a rappelé que Philippe Jeantot, vainqueur de deux tours du monde en solitaire avec escales (BOC Challenge), avait été élevé au rang de chevalier de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite pour ses exploits. « Vous étiez une icône, une référence, et en tant que telle, vous deviez montrer l'exemple. Or, dans votre vie professionnelle, vous vous êtes conduit comme un voyou. »
Le ton a très vite été donné. Créateur du Vendée Globe qu'il a porté sur ses épaules jusqu'en 2000, Philippe Jeantot était accusé d'abus de biens sociaux ainsi que de faux et d'usage de faux. Sa société Sail Com aurait commandé des prestations de communication relatives au Vendée Globe à d'autres sociétés (Iyo en Irlande et MSN en Angleterre) qui lui appartenaient également en tout ou partie. Les sommes, justifiées par des factures douteuses, auraient été directement versées sur le compte de Jeantot, en Andorre. Au total, ces malversations financières auraient concerné plus de 15 millions de francs (soit 2,3 millions d'euros).
Des manoeuvres « organisées »
Loin d'être un « simple marin », Philippe Jeantot était en fait très impliqué dans plusieurs sociétés avant même le départ du premier Vendée Globe, selon le procureur. « Sa gestion était organisée de manière à ne pas laisser un centime aux impôts », poursuit-il. L'ex-navigateur avait été condamné par le tribunal des Sables-d'Olonne à 36 mois de prison avec sursis et 100 000 € d'amende en 2007. Or, pour le parquet, il méritait plus. Hier, Frédéric Chevallier a ainsi requis 6 mois de prison ferme. De plus, il a affirmé que les 800 000 € encore présents sur un compte enregistré au nom de Jeantot, en Andorre, devaient être confisqués car le prévenu avait utilisé un faux pour prouver que cet argent avait une origine légale. L'arrêt sera rendu le 11 septembre.
Romain MUDRAK