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40e Course de l'EDHEC

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Édition du mercredi 23 avril 2008

L'Edhec hisse les voiles au-delà des frontières

Vingt nationalités se côtoient sur la course étudiante aux Sables-d'Olonne. Chacun défend ses couleurs. Le soir, les barrières tombent.


Allemands, Turques, Néo-Zélandais, Américains, Suisses, Français... et une même passion, la voile. La 40e édition de la course de l'Edhec qui se déroule jusqu'à samedi aux Sables-d'Olonne a l'accent très international. Bora, 20 ans qui débarque d'Istanbul est plus habituée à la mer Noire qu'à la grande bleue...

Elle découvre La France et la Vendée, s'exprime parfaitement en français et dit son bonheur d'être là. « L'Edhec, c'est un bon moyen de faire tomber les préjugés. Nous serons amenés à travailler plus tard avec l'Europe et peut-être avec des concurrents qui sont aujourd'hui sur la course. C'est aussi une fierté de passer le chenal du Vendée Globe, même à notre petit niveau. Nous ne connaissions pas la Vendée, c'est une vraie découverte, pleine de surprises. »

Le soir venu, la tente internationale du village de l'Edhec a les couleurs des quatre continents. Entre les uns et les autres, le courant passe. Chacun refait le monde en passant d'une langue à l'autre. Les Québequois sont des habitués. Ils participent régulièrement à la course depuis 1985. L'Edhec est devenue une vitrine pour leur école : « Un rendez-vous incontournable. »

Michael, un jeune Français d'Arras fait équipe avec trois Néo-Zélandais, Craig, Stuart et Chris, étudiants en commerce à Wellington. L'équipage mixte symbolise le futur jumelage entre les deux villes. Graig le skipper est pour la seconde fois dans la course. « Nous avions un projet commun à la fois sportif et culturel correspondant au rapprochement de nos villes et écoles. L'Edhec nous permet d'en faire la promotion y compris en Vendée. »

Un équipage californien est aussi de la fête. Étudiants en médecine, histoire de l'art ou encore culture des religions, les garçons et filles de ce bateau américain appartiennent au club de voile de l'université de Los Angeles. « Nous sommes venus sur une invitation des organisateurs, souligneBrenda. Ils ont géré toute la logistique, le transport, l'hébergement, la location du voilier... Comme nous n'avons pas de sponsors, nous avons dû trouver 20 000 dollars pour la semaine. Nous ne le regrettons pas. Nous avons déjà rencontré pas mal de Français, des étudiants des chefs d'entreprise. Ça peut être positif pour l'avenir. »

Autre nationalité représentée : la Suisse. Deux équipages qui naviguent habituellement sur le lac Léman sont venus en découdre dans l'Atlantique. Ils ont amené une cloche des alpages. Elle est fièrement accrochée à la baume du bateau. En étendard !

Ouest-France

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