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après une ballade d'une heure sous des arbres,nous sommes arrivés face a la mer et découvert ce superbe panorama ,ciel bleu,sable,mer,voilier pour la liberté (carole thevenot)
empreinte de pas faite à marée basse,recouverte par la marée haute,signe que notre passage sur la terre est éphèmère, (carole thevenot)




Loin du faste des années 70
« Ça doit être pire pour les jeunes qui ont dépensé gros dans les nurseries et ont tout perdu », explique Christian Robard en parlant de ces naissains (les larves), stériles, mais à fort rendement, que produisent désormais les écloseries pour la majorité des exploitants. Lui fait partie de ces anciens qui persistent à élever des huîtres reproduites naturellement. Non sans difficultés supplémentaires. Car un autre phénomène lui « pourrit » la vie. Depuis le milieu des années 90, ses naissains s'attachent sur les coquilles des huîtres plus âgées au lieu de rejoindre les capteurs. La qualité n'est pas changée, mais l'apparence boursouflée dissuade les consommateurs. « Il faut les gratter une par une ou les sortir pour les passer à la chaux », s'agace Christian Robard.
On est loin du faste des années 70 et de l'introduction de l'huître japonaise, venu remplacer la portugaise, décimée. « Le rendement était incroyable. En une année, elles étaient commercialisables », se souvient-il. C'était le début de sa carrière. Aujourd'hui, à 52 ans, mais proche de ses 37,5 annuitées de cotisation, il pense sérieusement à prendre sa retraite : « Il y a des années, plus on travaillait et plus on gagnait. Maintenant, plus on travaille et plus on perd. Je pourrais encore continuer quelque temps, mais je suis dégoûté. »
Benjamin LEGENDRE.