Les séances sur Les Sables d'Olonne

Le Concorde - Roche-sur-Yon 21h30
Voir une autre Date : 01/12/2008

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Cinema

La vie moderne

La vie moderne

de Raymond Depardon (France 2008 - 1h30 Documentaire)

Raymond Depardon a suivi pendant dix ans des paysans de moyenne montagne et nous fait entrer et découvrir leurs fermes. Un regard pertinent sur nos racines et le devenir des gens de la terre.

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L'avis des internautes

David, NANTES : "Pourtant que la montagne est belle"
C'est un regard plein de tendresse,d'amour et de nostalgie un peu triste pour cette agriculture Paysanne qui a disparu de nos campagnes de plaine il y a bien longtemps. Oui il fallait beaucoup de passion pour la maintenir dans ces collines perdues au bout de petites routes loin du regard de l'opinion Les milliards de l'aide à l'agriculture sont surtout allés aux gros céréaliers et ceux qui ont adhéré à un modèle de production qui empoisonnait la terre Un jour nos enfants nous le reprocheront ... (13/11/2008)

Henri, Caen : "Je de-man-de-pardon aux paysans"
Je de-man-de-pardon aux paysans chez qui je me suis installé en voleur-voyeur, trompé que j’étais par les critiques élogieuses autour du documentaire ( ?) « le monde moderne ».Je connais des paysans agés et jeunes qui savent parler, compter et parfaitement analyser leur situation et même philosopher. Ceux violés par la caméra de Depardon sont séniles, édentés, couverts de mouches, parfaits pour un remake des bronzés font de l’ethno en Lozère ! Ils ne mangent pas de crapaud confit mais des biscuits rassis qu’ils croquent en jetant des regards de braise à la dérobée… De peur qu’on les leur rende ou qu’on pique dans la boite à sucre ?Depardon prend plus de gants avec les targui du grand désert ; ici, il nous l’affirme, il « est chez lui depuis vingt ans », alors il leur plante sa caméra sous les trous de nez et filme sans vergogne toutes leurs caries.Un seul lui renvoie, et nous renvoie par la même occasion une image très forte : celui qui se laisse filmer, photographier en fait, immobile face à son écran de télé. Il fume une cigarette éteinte en regardant les funérailles nationales de l’abbé pierre. A notre voleur-voyeur qui veut faire la conversation, il laisse tomber un laconique « je suis protestant, comme mes parents ». Voilà qui est dit et on en aura pas plus ! Lui n’a pas joué le jeu du docu « jurassic-péquenot ».Les portraits de femmes sont contrastés : une jeune qui veut refaire la toiture de la bergerie, avant même de s’offrir la baignoire et les vécé. Le phénix du crédit agricole et la P.A.C.S lui consentiront un prêt du meilleur scénario, foi de pardon…Et puis il y a l’autre, immigrée du nord, que le « caporal », le patriarche de la fratrie, vrai dur à cuire considère comme une prédatrice de la ville venue faire tourner les sens du frangin, pour lui piquer tout ses biens… Avez-vous pensé au partage ? interroge perfidement le Depardon,qui, après avoir jeté sa zizanie, est déjà reparti, camescop (13/11/2008)

Bernadette, Rezé : "Tristesse et colère"
Je n'ai pas du tout compris le sens de ce film. Raymon Depardon a dû le faire pour lui et je crains qu'il n'ait oublié qu'il devait s'adresser à des spectateurs. A quoi servent ces images si tristes, ces silences qui ne disent rien sinon la misère intellectuelle de ces personnes, la fatalité de leur vie, leur solitude ? Il n'y a aucun espoir dans ce film, les personnages sont filmés d'une façon qui frôle le ridicule et en aucun cas je n'ai pu ressentir de la tendresse pour eux. De la colère oui, envers ce cinéaste qui, je crois, a oublié de se mettre à notre place !! (11/11/2008)

Claudine, Nantes : "Les derniers Mohicans..."
Depuis longtemps j'aime le travail de Depardon, ses photographies toujours belles, honêtes, dignes, respectueuses des personnes qu'il a fait poser à travers le monde... ce film est de la même eau pure. Il nous montre les derniers agriculteurs, éleveurs plus précisemment, en Corrèze; beaucoup d'entre eux sont octogénaires et encore au travail, droits (au propre comme au figuré), âpres et durs à la tâche. Ce sont des taizeux qui n'ont pas appris à exprimer leur ressenti, leurs rêves; ils n'en ont jamais eu le loisir. Les hommes ne parlent guère mais soigneront leurs chères bêtes jusqu'au dernier jour de leur humble vie. Ce ne sont pas gens qui se plaignent. Les (rares)jeunes femmes, compagnes d'agriculteurs, affrontent cette vie austère et fatigante avec joie et courage. La nature est belle en toute saison mais on voit bien que ces femmes et ces hommes sont les derniers d'une catégorie en voie d'extinction, ce sont les derniers des Mohicans dans un monde standardisé, robotisé et, de plus en plus, artificiel, coupé de ses racines où l'image d'une septuagénaire qui traie sa vache avec les mains nous semble venue du Moyen Age...pour les plus âgés d'entre nous ce sont pourtant des gestes contemporains de notre propre enfance... (03/11/2008)

yann, brest : "un sentiment de révolte"
si vous voulez paraitre beau, placez vous à côté d'un cochon...C'est la pensée qui me vient après avoir vu ce film où la plupart des gens sont très vieux ou simplet (à la limite du dérangeant ....)....Je n'ai rien appris de ce film si ce n'est de me dire que leur monde était lamentable (leur horizon semble être le désespoir)....Ce film aurait été tourné il y a 75 quinze ans j'aurais compris...Heureusement j'ai des amis agriculteurs qui ne ressemble en rien à ce film et pourtant ils ont la cinquantaine donc pas tout jeune....Ne sont intéressants que deux personnages (le vieux célibataire de 83 ans et la jeune agricultrice qui veut s'occuper de chèvres)....pour le reste le film est déchirant parce qu'injuste dans sa vision....Je ne donnerai pas de conseil.... (03/11/2008)

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