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A peine élu, le voilà face à l'assemblée générale des pêcheurs sablais. Ton offensif. Le comité local en retrait depuis le début du blocus entend redevenir incontournable et « représenter les marins pour redonner sa légitimité au mouvement. »
Des droits de pêche
José Jouneau renoue le dialogue avec la base : « Contrairement à Jean, je comprends ce qui se passe. On est faits comme des rats. Le seul truc maintenant c'est de se faire entendre... » Question à l'assemblée « Jusqu'où êtes-vous capables d'aller ? On met le doigt dans un drôle d'engrenage. » Puis, José Jouneau appelle les uns et les autres, fileyeurs, chalutiers à rester solidaires. « C'est la première fois qu'on arrive à fédérer tous les métiers ». Invitation aussi à éviter de se mettre à dos la population. « Il faut rester populaire... » Le blocus devrait cependant se poursuivre jusqu'à dimanche au minimum et perturber la Fête du nautisme. Le prix du carburant qui flambe jusqu'à dépasser désormais les 70 centimes du litre radicalise les positions. José Jouneau est sans illusion : « On n'aura pas d'aides mais on veut des droits de pêche, des labels... Il va falloir s'adapter. On veut un projet qui tienne la route. »
« Rien de concret »
Le nouveau président du comité local a été reçu hier à 17 h 30 en préfecture, à la tête d'une délégation de huit personnes. Ambition : obtenir « autres choses que des promesses, des réponses... » Dans le même temps, la nervosité a commencé à être plus palpable. Ici aux Sables-d'Olonne avec des pneus enflammés devant le centre de marée, comme ailleurs dans d'autres ports : La Rochelle, Saint-Malo, Arcachon, Granville qui menacent de se mobiliser à leur tour. 19 h 30 hier, la délégation est de retour : « On a été reçu par le préfet et par directeur régional des Affaires maritimes. On n'a rien eu de concret. Que du saupoudrage. Fatalement le mouvement continue, il n'y a pas d'autres alternatives ».
Renaud GARNIER.
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