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Les associations du comité de vigilance des Olonnes ont été interpellées par des situations de personnes ou de familles en difficulté et ont décidé de réagir : Photo Roberte JourdonVa, cuisinier cambodgien
« Le comité a été créé par différentes associations en février 2007 face à un constat de difficultés accrues rencontrées par les migrants. Un an après, sa raison d'être est encore plus justifiée. Ici, plusieurs cas nous interpellent. Nous avons eu connaissance du cas de Va, un cuisinier cambodgien, employé légalement, avec un CDI, qui se promenait encore tranquillement sur le remblai des Sables le mercredi et qui s'est retrouvé sous le coup d'une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) émise par la préfecture de police de Paris. Placé en garde à vue au commissariat, puis en centre de rétention en Vendée, puis transféré dans celui près de Roissy le vendredi matin, pour un retour imminent au Cambodge. Fait remarquable, c'est son patron, restaurateur sur le port des Sables, qui a déclenché la mobilisation pour son second, dont il n'a que des louanges à faire. Il a trouvé une aide in extremis auprès d'un avocat. Va est actuellement assigné à résidence. Son cas n'est pas isolé » explique Maryse.
Deux familles arméniennes en attente
« Deux familles arméniennes, parfaitement intégrées depuis trois ans, ont vu leur situation basculer en recevant une OQTF. Huit personnes en tout attendent dans l'angoisse que le Tribunal administratif statue sur leur sort » poursuit Jacques. A son tour, Jeanne relate : « On a aussi le cas d'une Française qui vit avec un migrant et qui s'est présentée à la Préfecture pour régulariser sa situation. Elle n'a pas été écoutée. Cela fait 30 ans que je suis au contact d'étrangers. C'est la première fois que je rencontre autant de difficultés. Avec cette politique de quotas, les droits de l'homme ne sont pas respectés. Il faut se souvenir qu'il s'agit souvent de gens qui arrivent vec des histoires terribles, inimaginables dans notre beau pays. On ne peut pas rester sans réagir au sort qui leur est fait ».
R.J.