Les Sables 2010



Édition du lundi 23 avril 2007

Le futur pôle santé prend des formes

Clinique et hôpital ont choisi les architectes qui construiront leur établissement au sein du pôle santé de la Vannerie. Cela tombe bien, ce sont les mêmes.

« Nous avons franchi la première étape d'un long parcours », souffle Didier Jégu, le directeur de l'hôpital, réuni vendredi avec ses co-jurés : deux praticiens, dont le président de la commission médicale, deux élus (Bernard Bonnet pour Les Sables, Jean-Yves Grelaud pour Olonne) et trois représentants de l'ordre des architectes. Ils viennent de retenir le projet présenté par le cabinet yonnais DMT associé au Sablais Jack Troussicot. Une commission technique de l'hôpital avait déjà fait ce choix. Qu'est-ce qui a fait la différence ? « Sa fonctionnalité. Ses futurs usagers l'avaient également mise en avant au sein de la commission technique. Dans le service hospitalisation, par exemple, le circuit logistique et celui des visiteurs sont différenciés. »

Les 178 lits de médecine seront répartis sur les deux niveaux supérieurs (l'hospitalisation se fait sur trois niveaux actuellement, avenue d'Aquitaine). L'étage en dessous accueillera le pôle mère-enfant (maternité et pédiatrie), le plateau technique, l'hôpital de jour, l'imagerie médicale et les urgences. Quant au rez-de-chaussée, il sera occupé par les admissions, les consultations externes, l'administration, la pharmacie et les services logistiques.

Coût des 16 000 m2 : 23,1 millions hors taxe. « Il reste une tranche conditionnelle, le bâtiment de soins de suite de 40 lits, qui n'est pas financée. On s'interroge encore sur son déplacement ou non à la Vannerie », précise Didier Jégu. Auquel cas il faudra ajouter 2,3 millions et, plus tard, 1,9 million dans une cuisine centrale. La suite des opérations : dépôt du permis de construire au premier trimestre 2008, début des travaux à l'automne 2008 et livraison de l'hôpital au premier semestre 2010.

« Homogénéité et cohérence »

Premier semestre 2010, la clinique sera déjà ouverte depuis un an à la Vannerie. Elle va déposer son permis de construire le mois prochain pour pouvoir envisager le début des travaux après les vacances.

L'association DMT-Troussicot a été retenue en juin 2006. Elle a déjà fait merveille à la clinique Saint-Charles de La Roche-sur-Yon et à la clinique de convalescence des Essarts, autres composantes du groupe 3 H. Son plus : « L'originalité, commente Joël Soussana, président du groupe, avec sa rue qui desservira les services au rez-de-chaussée. » A savoir, l'accueil, les services administratifs et généraux, et les cabinets de consultation. Au premier, on retrouvera le plateau technique de chirurgie et de chirurgie ambulatoire. Les deux derniers niveaux seront réservés à l'hospitalisation avec 90 lits en chirurgie, contre 60 aujourd'hui au Val-d'Olonne, et, surtout, « davantage de chambres individuelles, comme cela nous est de plus en plus demandé. »

Avec une superficie de 12 900 m2, le gain par rapport au site actuel du Pas-du-Bois est de l'ordre de « 35 % », précise Alain Foltzer, directeur général du groupe, avant de chiffrer l'opération : 17,3 millions dans la clinique, 5,7 millions dans la maison médicale et 3,6 millions dans un centre d'hémodialyses.

On se doute que, les deux établissements étant contigus, le choix des mêmes architectes facilite bien les choses. « Cela donnera une homogénéité à l'ensemble », considère Didier Jégu. « L'unicité du choix des architectes va faciliter la coordination et la cohérence entre les deux structures », complète Joël Soussana.

Le pôle santé de la Vannerie disposera, par ailleurs, de 650 places de stationnement.

Ouest-France

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