Vendée Globe 2008 - Départ le 9 novembre !
Vendée globe 2008 : donnez votre avis sur l'épreuve et encouragez les skippers !
Festival l'Air d'en Rire 4ème édition
Football - Dossier spécial
Quizz : Les Sables, vous connaissez bien ?
Vos plus belles images du passage du Gois
Envoyez-nous vos photos de vacances !
Objectif littoral
Vos plus beaux coins de Vendée



Une des scènes du spectacle « Les Cauchemars de Tony Travolta », joué par la troupe chilienne Gran Reyneta. : Photo Jordi BoverTourner en région, cela vous change des grandes villes ?
« Oui, c'est bien d'avoir un lien avec l'endroit où l'on vit. Après New-York, le Japon, j'aime ce contact avec les habitants de la région des Pays de la Loire, c'est important. Des petites formes de spectacles comme celui-ci, peuvent le permettre. Des histoires de géants, on ne pourrait en revanche pas les faire. »
Vous aimez le changement ?
« Ce qui m'intéresse, c'est l'idée de découvrir d'autres formes, différentes des petites ou des grandes. Par exemple, avec La Révolte des mannequins, il n'y avait pas de comédiens. »
Comment s'est passé la création avec cette troupe chilienne ?
« Je suis amoureux du Chili depuis très longtemps. Je vais travailler là où ça m'attire. Pour ce nouveau spectacle, j'ai fait un casting et j'ai trouvé des gens qui pouvaient correspondre aux Cauchemars de Toni Travolta. On a construit ce spectacle avec la Gran Reyneta. C'est marrant, j'avais l'impression de me retrouver vingt ans en arrière, avec le matériel dans la cour, comme à l'époque du Roman Photo. Ces Chiliens sont increvables ! Le soir, ils jouent de la musique pour le plaisir jusqu'à deux heures du matin... et le matin, dès 9 heures, ils sont tous là pour les répétitions, sur le terrain. Inépuisables ! Ça tient à leur situation au Chili, là-bas il y a une pulsion très puissante. »
Quelle est l'histoire de ce spectacle ?
« J'avais envie de créer une comédie musicale, c'était une vieille idée, avec des clins d'oeil à Singing in the Rain, New York, New-York. Je leur ai proposé, ils ont sauté au plafond, ont trouvé ça super. Ils chantent et dansent en direct, on a créé ensemble cette aventure. C'est l'histoire de quelqu'un d'assez simple qui se prend pour Travolta, comme un ado. Un soir, dans une boîte de nuit, il rencontre une femme qui elle se prend pour Lisa Minelli. Ils tombent amoureux et font trois enfants qui vont naître durant le spectacle. Toni Travolta a un téléphone portable et quand il fait des cauchemars, il appelle sa femme. Celle-ci le réveille pour l'empêcher de faire ses cauchemars. Il y a deux mondes parallèles en fait, c'est un peu comme le film Brasil, il y a deux fins. »
Comment avez-vous travaillé avec des Chiliens ?
« Je travaille beaucoup par des images, par des gestes, des attitudes. Un couple qui se sépare, ça se sent, qu'il soit de n'importe quel pays, c'est pareil, il y a les mêmes intonations de voix. Ça se joue en espagnol avec quelques traductions françaises. »
Quels sont vos projets ?
« Des nouveaux géants ! Il y en aura à Nantes, à New York et à Berlin. Mais je ne peux pas en dire plus. Ce sera en 2009. »
A Nantes, en printemps ou en été ?
« En été. »
Propos recueillis
par Stéphane Pajot
« Les Cauchemars de Toni Travolta ». Jeudi 24 et vendredi 25 juillet à 21 h, place du 11-Novembre, à Saint-Jean-de-Monts.