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Une jeune femme issue d'un milieu bourgeois cherche à donner un peu de lumière et de légèreté à sa vie. Elle décide de donner son amour au « premier venu ».
L'horizon est bouché. Camille n'a pas la vingtaine triomphante. Dans le doute, l'insuffisance, l'interrogation, elle décide de donner son amour. Au hasard, au premier venu. Ce sera Costa, qui n'est pas un cadeau du destin. Mal aimé par sa femme, par sa fille, par la vie. Ils tentent l'un et l'autre de s'épauler pour trouver un nouveau chemin.
Presque vingt ans plus tard, Jacques Doillon retrouve Gérald Thomassin, dont il avait fait l'inoubliable Petit criminel. Et il découvre Clémentine Beaugrand, une étudiante en arts plastiques à laquelle il offre un premier rôle de cinéma. L'expérience de l'un, l'impétuosité de l'autre pour composer un couple remuant de vigueur, d'insolence, de sauvagerie. Deux êtres immatures et rêveurs, pleins de jusqu'au boutisme et d'inconséquence, refusant de se plier aux lois du destin.
Comme à sa meilleure habitude, Jacques Doillon donne la sensation de les laisser en totale liberté dans un scénario pourtant écrit jusqu'à la moindre de leur respiration. Des dialogues vifs et fougueux, traversés par toutes les sensations contraires qui bouillonnent chez Camille et chez Costa. Une caméra en perpétuel mouvement prend le temps de traquer chaque expression dans des élans de naturel et de spontanéité pour ne rien perdre de l'incroyable vitalité de ce tandem d'écorchés.
Clémentine, Chartres de Bretagne : "Doillon veut faire du Rhomer ?"
Les critiques plutôt élogieuses m'ont convaincu d'aller voir ce film et j'ai été déçue : l'histoire est complètement "abracadabrante" et du coup, on a du mal à rentrer dans l'histoire. Les dialogues sont parfois savoureux et les images très belles, mais ça ne suffit pas, parce qu'il manque cette dimension "magique" qui permet au spectateur d'être transporté : là, on reste bien assis dans son fauteuil ! Dommage... (07/04/2008)