Les agents des fraudes veillent à votre santé
Tout l'été, une quinzaine d'enquêteurs sillonnent les aires de jeux, les campings, les piscines ou les restaurants de Vendée pour constater d'éventuelles fraudes. : Archive David Ademas
Interview. Restaurants, campings, cabines de bronzage... L'été, les agents de la répression des fraudes sont sur tous les fronts. Le point avec Patrice Le Gousse, inspecteur principal.
En quoi consiste la répression des fraudes ?
Notre action se déroule toute l'année, mais l'été nous avons plus de travail. Dès le mois d'avril nous entamons la campagne de prévention. Cette année nous nous sommes particulièrement focalisés sur les cabines de bronzage. Sur les 30 que nous avons contrôlés en Vendée, 66 % étaient en taux d'infraction. Normalement, le matériel doit être contrôlé tous les cinq ans ce qui n'était pas fait dans la plupart des cas. Nous avons donc pris des mesures de police administrative pendant lesquelles les établissements doivent fermer leurs cabines de bronzage en attendant les contrôles nécessaires. Puis à partir de juillet nous lançons la campagne « Vacances confiance ». Une quinzaine d'enquêteurs se rendent sur les marchés, dans les restaurants, les campings. Pas seulement sur la côte mais aussi dans le Bocage et le Marais poitevin. Cette année, nous avons effectué 401 contrôles dans 350 établissements.
Quels types de fraude sont les plus fréquentes ?
On rencontre encore beaucoup de problèmes d'hygiène, notamment dans les restaurants. C'est par exemple le pot de mayonnaise qu'on va laisser dehors de 11 h à 14 h pendant qu'on prépare les sandwiches pour chaque client. Ou les huiles de friture qui peuvent être saturées. Notre action consiste aussi savoir si les aliments proposés sur la carte sont bien ceux qu'on retrouve dans l'assiette ou que le supplément terrasse est bien affiché. Sur les marchés, les enquêteurs constatent si les commerçants sont loyaux notamment en ce qui concerne les produits locaux, qu'ils ne mentent pas sur les labels. Dans les campings, on fait attention au respect des normes de sécurité : les piscines, les locations de vélo, les lits superposés dans les habitations, l'épicerie, les jeux vidéos dans les salles communes...
Parfois ce sont des gens qui nous contactent pour nous faire part des anomalies rencontrées. Une personne nous a prévenus qu'un centre commercial vendait des moules avariées en soldes : 163 kg ont été détruits. Pour un autre, c'est le poids de la baguette qui a fait défaut : inférieure à 250 grammes comme l'indiquait la boulangerie.
Constatez-vous des améliorations d'année en année ?
Cette année, le taux d'anomalie s'élève à 25 % contre 36 % l'année dernière. Il y a beaucoup moins de procès-verbaux dans les restaurants. On constate aussi une amélioration dans la qualité des habitations saisonnières. Généralement, les professionnels suivent nos recommandations. Si nous donnons un avertissement aux commerçants, nous retournons quelque temps après pour voir si les consignes ont été respectées.
Clémentine HILLAIRET.
Ouest-France