Vendée Globe 2008 - Départ le 9 novembre !
Les Sables TVEC rétrogradé, qu'en pensez-vous ?
Quizz : Les Sables, vous connaissez bien ?
Vos plus belles images du passage du Gois
Envoyez-nous vos photos de vacances !
Galerie spéciale Cargo Artémis
Baby-sitting



Michel Der Zakarian se veut serein à l'heure de retrouver la ligue 1, quittée au soir du 9 mai 2007, alors qu'il faisait équipe avec Japhet N'Doram. : David AdémasOn a une équipe de bonne qualité même si certains comme Ivan (Klasnic) ne sont pas encore à niveau physiquement. Une fois à 100 %, ils vont nous apporter. Après, on est dans la continuité de l'an dernier en terme de récupération du ballon. Défensivement, on est solide.
Avez-vous l'impression de disposer d'un groupe équilibré ?
Je pense. On a renforcé l'équipe comme on le voulait afin de trouver de la complémentarité. Nous disposons d'un groupe cohérent, capable de faire un bon championnat. C'est polyvalent ! Sur les côtés, nous avons de la vitesse, de la percussion, dans l'axe de la puissance. Techniquement, c'est d'un bon niveau. C'est pas mal !
Après, il va s'agir de toucher Ivan Klasnic ?
Il aime bien participer au jeu, décrocher, jouer dans les intervalles, en une ou deux touches de balle. Il est très intelligent. Il a le sens du but, dispose d'une vitesse gestuelle de haut niveau par rapport à son gabarit et d'un bon jeu de tête. il est capable de frapper pied gauche, pied droit. Une immense palette.
Au regard de son passé et de son palmarès, êtes-vous amené à davantage échanger avec lui ?
On essaie de discuter même si je ne pratique pas trop l'Anglais. On a notre petit interprète. Il aime bien communiquer, parler tactique. Il s'agit d'un garçon à l'écoute. Des gars comme lui, Mickael (Gravgaard), sont demandeurs. Pour un entraîneur, ce sont des joueurs intéressants. Pareil pour Guirane (N'Daw).
On dit que ce n'est pas un vrai Africain ?
C'est vrai, il est carré ! Il apprécie la discipline, il n'est pas tête en l'air. Il n'a pas cette nonchalance qui sied aux gens des Îles ou aux Africains qui ont tendance à se déconcentrer.
Chaque saison, des paires ou des triplettes se dessinent et ressortent du lot au niveau de la performance. De quelles associations attendez-vous beaucoup ?
De notre jeu dans les couloirs. Il va être important. On doit progresser dans ce domaine. On a montré de bonnes choses face à Rennes, malheureusement il convient de s'améliorer dans la dernière passe et dans le mouvement devant le but. Déjà que l'on attaque plus intelligemment. Après, défensivement, on doit être meilleur à la perte du ballon car c'est souvent là que le déséquilibre s'opère, sur la fermeture des trajectoires de passes, au niveau des compensations... Bon, comme toutes les équipes, il faudra trois, quatre matches pour que tout le monde soit prêt.
Nantes ne peut-il pas être amené justement à souffrir de la jeunesse ou plutôt de l'inexpérience de son effectif. Beaucoup vont découvrir la L1 ?
Pour moi, c'est une question de discipline, d'état d'esprit. Encore plus en L1. On en a fait l'apprentissage face à Rennes, avec cette balle perdue à trente mètres de notre but. Regardez l'Espagne durant l'Euro, ils n'avaient pas de gros gabarits mais à la perte du ballon, c'était toute l'équipe qui harcelait ensemble.
Baptiste Gentili pousse la porte. L'adjoint de Michel Der Zakarian s'assoit avant de se glisser dans la discussion.
Baptiste Gentili. L'an dernier, il fallait quatre à cinq occasions à l'adversaire pour en mettre un ou pas du tout... Là, au bout de deux ou trois, c'est fini. Il n'y aura pas de séance de rattrapage.
Et le football spectacle prôné par les instances ?
Michel Der Zakarian. Tout le monde en a envie mais tout dépend de la qualité technique et du mouvement. Tu t'adaptes à tes joueurs. Après, sans exigence dans le replacement, tu ne gagneras pas de matches. Le Real s'est cassé la g... pour ça. Nantes champion avec du foot panache, c'est utopique. On va essayer de construire et tendre vers le beau jeu et l'efficacité.
Baptiste Gentili. Je souhaite que Nantes retrouve son label, un foot pétillant, seulement ce n'est pas en claquant des doigts.
Justement, avez-vous le temps nécessaire devant vous ?
M.D. Jamais, mon président ne m'a dit : tu as trois matches devant toi. Jamais il ne m'a dit que ma tête était sur le billot. C'est vous qui attisez ! Il a déclaré : vous apprendrez avec moi et je veux être plus exigeant. Soit vous affabulez, soit quelqu'un parle... Les joueurs, ils lisent. Ils se posent la même question. Moi, franchement, dans ma tête, ça ne perturbe pas. Je fais mon métier. Après qu'on me juge sur nos prestations, que l'on dise que je suis mauvais si on ne gagne pas les matches, qu'on passe au travers, mais là. On n'a pas encore démarré la saison !
C'est peut-être lié à la façon dont vous avez été reconduit ?
B.G. Nous, on accepte le challenge d'un an. On se dit : on va essayer, je dis bien on va essayer car au foot tu ne maîtrises pas tout, de démontrer que ces critiques ne sont pas justifiées. Mais, y en aura t-il pas d'autres ou seront-elles justifiées pour autant si cela ne fonctionne pas ? Nous, on fait notre boulot.
Peut-on faire un parallèle avec la situation de Serge Le Dizet en 2006 ?
M.D. Non car nous avons fait part des postes où nous voulions des recrues. Il y a des joueurs que Christian nous a proposés pour lesquels nous avons dit non. De notre côté, on lui a proposé des noms mais il n'était pas trop chaud. On a échangé. Aujourd'hui, il existe peu de clubs ou l'entraîneur fait le recrutement.
Avez-vous établi un tableau de marche pour les premières rencontres ?
M.D. Quinze points sur les cinq premiers ! (rires) On se déplace cinq fois lors des huit premières journées. On ne peut pas calculer de la sorte.
B.G. Je crois qu'il faut s'attacher à être performant à la maison. C'est un constat mathématique. Il y a 57 points en jeu, c'est énorme ! Une équipe performante à domicile, elle sera forcément en confiance, ira prendre des points à l'extérieur et fera obligatoirement un bon championnat.
Propos recueillis par
Pierre-Yves ANSQUER
et Christophe DELACROIX.