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A Mouchamps, une vingtaine d'enfants ont été accueillis hier à l'école publique, malgré la grève. Un « service minimum » qui existe depuis vingt ans. Pourquoi parle-t-on de service minimum à Mouchamps ? En Vendée, 29 communes sur 282 ont déclaré au ministère de l'Éducation nationale qu'elles proposeraient un service minimum ce jeudi. Mouchamps en fait partie. Le principe ? Assurer un accueil des enfants en cas de grève. Hier, aucun instituteur de l'école publique ne faisait cours. Mais l'établissement n'a pas fermé ses portes. 21 enfants sont venus sur 155 inscrits.
Qu'on fait les enfants toute la journée ? L'accueil a été assuré par deux assistantes. Delphine Bély et Nadine Cousineau sont « Atsem », agent territorial spécialisé des écoles maternelles. Habituellement, elles épaulent l'instituteur pour encadrer la classe. Hier, ce sont elles qui ont pris en charge les enfants. « Nous organisons des jeux pédagogiques, expliquent-elles. C'est surtout de la garderie. »
Ce dispositif est-il nouveau ? Non. À Mouchamps, c'est la même chose depuis vingt ans, selon le maire, Hervé Robineau. Quand l'école est en grève, un accueil est toujours assuré. « Pour les parents qui travaillent et qui ne peuvent pas faire autrement », explique le maire. Quelques jours auparavant, les familles avaient été prévenues.
Cela correspond-il au « vrai » service minimum du gouvernement ? Pas vraiment. L'État propose un financement pour les communes qui dégagent spécialement des personnels municipaux. Pas le cas de Mouchamps. « Nous n'avons pas les moyens de mettre ça en place, convient Hervé Robineau. Si tous les enfants venaient, on serait débordé. »
En fait, le dispositif reste très flou. « C'est toute l'ambiguïté, résume Hervé Robichon, inspecteur de l'Education nationale. Les communes peuvent se déclarer mais ne répondent pas toujours aux critères fixés par le gouvernement. » Bref, entre ceux qui le refusent purement et simplement, et ceux qui l'appliquent, mais à leur sauce... Le service minimum a la vie dure.
Matthieu MARIN.