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Mais que s'est-il passé dans la tête de Delphine pour qu'elle ose affirmer à deux de ses collègues qu'elle a une liaison avec son patron ? En 24 heures, la rumeur fait le tour de la boîte et les malentendus se multiplient
Exaspérée par les remarques persifflantes sur son célibat, ce jour-là Delphine lance un gros bobard. Elle a une liaison avec le patron de la boîte. C'est livré sous le sceau de secret, mais bien sûr la confidence fait le tour de tous les étages.
Le problème, c'est que le boss n'a jamais entendu parler de cette employée. Et sous couvert d'une sereine vide de famille bourgeoise auprès de femme et enfants, il a déjà dans les bras une maîtresse au tempérament torride. Qu'à cela ne tienne, Delphine ne désespère pas et avec laide de ses deux meilleures amies elle tente de donner un peu de consistance et de crédibilité à la rumeur qu'elle a lancée.
Une mise entre parenthèses de ses préoccupations « sociétales » ou personnelles. Plutôt rodé à l'approche de sujets à débats, Alexandre Arcady se laisse aller à la comédie avec un sujet qui, assure-t-il, l'a fait «tomber à la renverse». On pourrait y trouver une réflexion amusée sur les tourments de la rumeur, quand elle s'insinue dans le monde du travail. Avec ce qu'elle entretient de jalousie, d'arrivisme, de méchanceté et d'hypocrisie. Mais le scénario n'a pas cette ambition, il veut juste s'amuser du tempérament et de la verve des trois « Pénélope » rejointes par des complices rodés ou novices: Pierre Arditi, Fanny Cottençon, Linda Hardy, Laurence Boccolini, Eric Berger. Et même Michael Youn et Antoine De Caunes, qui sans doute passaient par là un jour de tournage...
Dommage que ce joli monde, livré à lui-même dans un surjeu exaspérant, n'ait pas eu mieux à défendre qu'un ersatz de scénario poussif qui se nourrit de clichés éculés et de situations râbachées. D'ailleurs personne ne semble vraiment y croire.
yael, nantes : "N'importe quoi"
Un avis n'est pas un résumé total du film pauvre tache! je voulais lire quelques mots sur le film et la j'ai même plus besoin d'y aller puisque tout est dit. Au passage les remarques sur l'anorexie/obésité sont franchement plus que de mauvais gout. Vraiment nul...Ok c'est pas le film du siècle mais on s'détend du slip. Donc moi je dis à voir! (12/05/2008)
Hal Claudine, Nantes : "Navet intégral!"
Alexandre Arcady avait-il des impôts énormes à payer?
ce film est plus médiocre que les téléfilms ordinaires!
Le sujet est mince et traité d'une manière si caricaturale et ridicule que le spectateur ne peut y croire une seule minute; c'est un empilement de clichés tel qu'on en a rarement vu:
trois trentenaires, pourtant déjà anorexiques (on peut compter leurs côtes sous le tee-shirt), courent et font de la gym, boivent du café sans sucre et ont des dialogues et un comportement de gamines demeurées; pour leur faire contrepoids -c'est le cas de le dire- Laurence Boccolini surjoue l'obèse autoritaire, jalouse et méchante!
Tout ça à cause du vieux beau, grand patron de la boîte où elles travaillent! lequel a déjà une épouse bourgeoise coïncée des années soixante, un fils drogué et deux jumelles sorties d'un roman de la Comtesse de Ségur, plus une créature de rêve, ex-mannequin en âge d'être sa fille!
Quelques poursuites en voiture pour espionner le patron et une incroyable scène de restaurant où l'une des trois dindes dîne sous la table en se faisant passer pour... un chien!
Un happy end avec le vieux patron affublé d'un tablier de cuisine qui sert des rougets aux trois gourdasses sur une terrasse en contrebas d'une villa de rêve, isolée au bord de la mer, en Crête! La dulcinée, plutôt vulgaire, qui a réusi à avoir le patron pour elle (il a quitté épouse et maîtresse et son statut de PDG dans la lancée) lui demande de lui faire un enfant! (09/05/2008)