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L'exploration d'un lourd secret de famille et l'histoire d'une passion, à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s'invente un frère et imagine le passé de ses parents.
Entre rêves et fantasmes, François a grandi comme un enfant solitaire, malgré les sollicitudes bienveillantes de ses parents. C'est surtout auprès d'une amie de la famille qu'il trouve le réconfort, la complicité, la chaleur. Alors que ses doutes prennent encore un peu plus corps, à l'âge de l'adolescence, elle lui confie la réalité de ce que fut la vie de sa famille, pendant la guerre.
L'histoire est vraie, c'est celle de Philippe Grimbert, il l'a racontée dans un roman qui fut notamment salué du prix Goncourt des Lycéens. « Une histoire magnifique, » s'enthousiasme Claude Miller. Forcément, puisqu'il s'est atelé à la transposer au cinéma. En respectant le mélange des genres dont elle est nourrie. La guerre, la déportation, les camps. Un contexte de tragédie, qui pourtant n'interdit pas de vivre les sentiments naturels de l'existence. Le désir, la légèreté, l'amour, la passion.
La recherche de l'équilire et de la continuité entre ces différenes atmosphères est périlleux. Claude Miller, qui a besoin aussi de tenir en haleine son spectateur autour de ce « secret » cherche la solution dans un formalisme esthétisant appuyé. Le récit est découpé en flashbacks successifs, avec un jeu très calculé d'alternance entre la couleur et le noir et blanc, et l'insertion d'images d'archives en contrepoint de certaines séquences de fiction. Le procédé devient à la longue un peu pesant, il embarrasse une mise en scène qui ne parvient pas à choisir son style. Entre belle image apprêtée et douloureux témoignage réaliste, le sujet y perd un peu de sa force, malgré l'engagement qu'y met un solide générique. Au point que le metteur en scène ressent la nécessité d'appuyer son propos d'un lourd épilogue démonstratif.
Janine C., Le Mans : "un peu deçu quand même..."
Beaucoup de 'têtes d'affiche': Cécile de France belle et musclée à souhait : plongeons et replongeons, Patrick Bruel pas très à l'aise, bizarre... Trop de flashes back, trop de sépia, ah si ! MENTION SPECIALE pour Julie Depardieu, vraie comédienne (endosse le rôle et plus encore).
Après réflexion, des acteurs moins connus auraient mieux fait passer 'l'émotion'.
Conclusion : à trop embrasser, mal étreint, dit-on. (09/11/2007)
Morvan, Dinan : "La culpabilité"
Début prometteur malgré des flash backs incessants retraçant tant bien que mal les années 50 ; Cécile de France est lumineuse dans cette grisaille où la vie est entre parenthèses ; la culpabilité est le thème primordial du film où l'instant clé n'est pas mis en valeur, et même incompréhensible pour spectateurs un peu distraits, égarés par le jeu érotisé d'un Bruel fatigué et peu à son aise dans ce rôle ; un casse tête énamouré où le drame fait partie du jeu ; Julie D tire son épingle de celui-ci en étant la plus crédible dans cette vie en double teinte. Décevant comme certaines vies le sont. Pauvre François, premier spectateur. (31/10/2007)
Harry Steed, Rennes : "Actrices de talent, réalisation moyenne"
Curiosité : du noir et blanc pour l'époque la plus récente !!!?
Les plus : des actrices charmantes, surtout Cécile de France et des jeunes comédiens plein de sensibilité et de fragilité
Le moins : une réalisation alambiquée qui hésite entre le parcours du jeune François et celui de ses parents
Le loupé : Patrick Bruel empâté et qui force les traits
Au total, une certaine déception, car les dix première minutes étaient pleines de promesses (19/10/2007)
Phil P, Angers : "Oui et non"
Je n'ai pas lu le livre et ce n'est donc pas "intoxiqué" que j’émets un avis.
Ce film ne laisse pas indifférent mais ne nous prend pas émotionnellement parlant. Julie y est très juste, les personnages de François très présents par leur recul. Cécile est bien sûr totalement craquante, mais en fait éloigne le spectateur d'une nécessaire profondeur, austérité. Il en est de même pour Patrick B. trop présent physiquement et dont le jeu manque de volume. A voir mais j’ose le mot, plus comme un "divertissement" qu'une oeuvre forte. (17/10/2007)
Loïc, Le Croisic : "Film très moyen"
Avec un sujet cent fois rabâché, un Bruel vieillissant, empâté et prétentieux, un scénario réduit à sa plus simple expression, mieux vaut rester chez soi. Les rôles féminins sont trés bien joués. (16/10/2007)