Les Sables 2010



Édition du mardi 10 octobre 2006

Une ville en chantier : projets et prises de bec

Du réaménagement du remblai à la prolifération des goélands, le maire passe en revue les dossiers de la rentrée. Les Sables 2010 se construit aujourd'hui.

Le remblai. Moins de voitures, une circulation à sens unique. Plus d'espaces verts et davantage de places pour les piétons et les vélos. Le tout sous forme de grande esplanade largement ouverte aux terrasses. La ville a esquissé au printemps ce que doit être le front de mer du futur. Objectif résumé par le maire Louis Guédon : « Rendre le remblai plus attrayant ». Autrement dit en finir avec les voitures qui bouchonnent, les vélos qui zigzaguent et les piétons qui râlent, en pleine surchauffe estivale... Un cahier des charges a été validé fin avril. Le scénario retenu prévoit un aménagement en cinq phases. Priorité donnée d'ici 2010 au secteur compris entre les Atlantes et la rue du Grand-Canton, avec environ 6 millions d'euros de travaux. Après appel à candidatures, trois équipes de concepteurs ont été sélectionnées. Chacune se compose d'un architecte urbaniste, d'un paysagiste, d'un éclairagiste et de bureaux d'études. Copies à rendre le 28 novembre au plus tard. Puis le conseil municipal désignera le lauréat, début 2007. Il s'agira ensuite de tester la circulation à sens unique à l'été 2008, avant de lancer le grand chantier.

Parking Nicot. 45 000 habitants aujourd'hui, plus 60 000 d'ici 10 ans. Les perspectives sont à la croissance champignon de l'agglomération. Ce qui s'ajoute à une fréquentation touristique en plein boom (17 000 passages/jour enregistrés dans les rues piétonnes en plein été). Résultat, non seulement ça bouchonne mais il y a aussi embouteillage pour se garer. « On constate un manque évident de places de stationnement », insiste le maire. D'où le projet de grand parking Nicot qui doit ouvrir à l'été 2008. Un appel d'offres a été lancé pour la construction et la gestion de cette superstructure de 1 200 places, sur trois niveaux (de R-1 à R +1). Cette délégation de service public comprend l'exploitation du parking des Halles (300 places), du parking du Centre (90 places), des Atlantes (150 places). ainsi que celle des futurs parcs à enclos, cours Dupont (385 places), quai Franqueville (90 places) et à l'arrière de l'abbaye Sainte-Croix sur le terrain de Bel-Air (300 places). La ville impose ses conditions. Il est prévu la gratuité de la 1re heure dans les parkings couverts et la gratuité totale des parcs à enclos entre le 1er novembre et le 30 avril. Les candidats remettront leurs offres le 16 novembre. Puis la ville tranchera dans un délai de deux mois.

Bassin Dombret. La Chaume peut retrouver l'espoir de se baigner au pied du Panoramic. Son bassin Dombret, interdit à la baignade pour des raisons de sécurité, devrait faire l'objet d'une réhabilitation. Un groupe de travail a réuni élus, habitants du quartier et représentants de la DDE. Il doit valider d'ici quinze jours un programme de travaux.

Couverture du centre-ville. Ce n'est qu'une idée mais qui a de quoi surprendre : « faire des rues piétonnes une belle galerie marchande ». Cette hypothèse d'école anime les travaux d'un groupe d'étudiants en DESS urbanisme et territoire à Nantes. Ils apportent leur regard sur Les Sables et réfléchissent à la faisabilité du projet. Ils feront connaître leurs suggestions avant l'été.

Animations 2007. Le couac. Estivants et commerçants se sont fait entendre pour dénoncer le manque d'animations sur le remblai cet été. Avec pétition à la clef. La ville a entendu les doléances. Elle engage la concertation en y associant les associations de commerçants. Un groupe de travail a été constitué. Il doit réfléchir aux grandes lignes de la programmation 2007. Sans qu'il s'agisse pour autant de dépenser plus. Le budget restera de l'ordre de 330 000 € pour toutes les animations estivales. A prévoir donc : des arbitrages. Les Rencontres imaginaires risquent de passer à la trappe. « C'est une possibilité », note le maire. Louis Guédon annonce une étude approfondie des différents sites. Histoire de garder « ce qui a répondu aux attentes du public ».

Goélands. La colonie sablaise est estimée à 2 600 goélands. Près de 550 nids sont traités chaque année. Ces campagnes de stérilisation évitent la venue d'un bon millier d'oisillons... Mais les nuisances persistent et les riverains s'agacent. La ville a été saisie de la pétition du quartier des Présidents. Le maire appelle à la rescousse la ministre de l'Environnement. Autour de ce constat : « On ne parvient pas à maîtriser le phénomène ». Il demande à Nelly Ollin que soient étudiées « les mesures appropriées pour réguler la situation ». Manière élégante de réclamer la manière forte...

Ouest-France

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