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40e édition de la course de l'EDHEC




Armel Le Cléac'h, sur un 60 pieds, sera l'un des 12 skippers au départ de l'Artemis Transat, le nouveau nom de la Transat anglaise. Tous les quatre ans, elle est de retour. Comme le Vendée Globe. Et tous les quatre ans, elle sert en quelque sorte de prologue à la course vendéenne. Car ses 2 800 milles (5 100 km), entre Plymouth (Grande-Bretagne) et Boston (États-Unis), offrent aux concurrents un parcours difficile à travers les furies de l'Atlantique Nord. L'occasion pour les 12 concurrents (1) de la classe Imoca au départ, dimanche, de se jauger une dernière fois. « Ce n'est pas tout à fait un Everest qui nous attend, souligne ainsi Yann Eliès, mais un Atlantique par la face nord. On s'attend à un combat titanesque, contre les éléments et face à une redoutable concurrence. »
« Conditions très dures »
Beaucoup auront sans doute la victoire en tête ou en tout cas l'envie de bien figurer. Histoire de rassurer, aussi, les sponsors. Mais attention, la Transat anglaise (rebaptisée cette année The Artemis transat) peut causer bien du souci. En cas de casse notamment, la préparation pour le prochain Vendée Globe pourrait être perturbée. Michel Desjoyeaux sait déjà ce qui l'attend : « Les conditions sont extrêmement dures. Le matériel va être très sollicité, sachant que l'on va terminer dans le brouillard et dans le froid. Il y a quatre ans, après la course, j'ai mis à peu près quinze jours à retrouver la totale sensibilité de mes doigts. »
À l'arrivée, il y aura forcément des heureux et des déçus. Jonny Malbon, le skipper d'Artemis, fait déjà partie de cette dernière catégorie car il a dû déclarer forfait par manque de préparation du bateau. Non sans regret : « Cette semaine a été la plus dure de ma carrière. Nous travaillions tous sept jours sur sept, 12 à 14 heures par jour, depuis quelques mois. La sécurité et la nécessité de préparer la suite du programme ont fait que cette décision s'imposait. Mais cela n'estompe pas la douleur que l'on ressent ! » Seule manière de se remettre rapidement : se projeter sur un nouvel objectif. Et cela tombe bien, « le Vendée Globe n'est plus très loin maintenant. »
(1) Les partants : Unai Basurko, Yannick Bestaven, Arnaud Boissières, Dee Caffari, Samantha Davies, Michel Desjoyeaux, Yann Eliès, Marc Guillemot, Sébastien Josse, Armel Le Cleac'h, Loïck Peyron et Vincent Riou. Une autre catégorie sera au départ, la Class 40.
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