Forum La Roche sur Yon / Ouest-France
Faut-il un nouveau barrage en Vendée?
Ecolos et élus du Département se battent sur l’opportunité d’un nouveau barrage sur l’Auzance, à Vairé. S’il voit le jour, ce sera sans doute le dernier. « Il y a urgence », répète Eric Rambaud, président de Vendée eau, le syndicat d’alimentation en eau potable (il regroupe 276 communes). Pour lui, ce barrage, « c’est, à plus de 50 %, la solution à la problématique de l’eau dans le département. » Car chaque année, la Vendée frise la pénurie d’eau potable.
Le nouveau Sdage, Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, y est plutôt favorable même s'il évoque une dernière possibilité à étudier. À savoir la prolongation du transfert d’eau potable prévu depuis l’usine de Nantes vers la presqu’île guérandaise et le pays de Retz jusqu’à la Vendée. Un obstacle éventuel balayé d’un revers de main par Philippe de Villiers : « le Sdage considère que le petit tuyau depuis Machecoul est certes une hypothèse qu’on peut étudier, mais ne remet pas en cause la construction d’un barrage. »
Pour les défenseurs de l’environnement, ce nouveau barrage traduit une course en avant sans fin. Dans leur ligne de mire, le modèle de développement, agricole notamment, insoutenable. « C’est la fin d’une époque, celui d’une agriculture intensive née en 1945 », juge Yann Hélary, élu Vert de la Région. « Les citoyens ne veulent plus de ce type d’ouvrage ».
Et vous, qu'en pensez-vous? Votre avis nous intéresse.
Ouest-France
Serge COTTIN, Sarzeau : "Lucidité"
Je viens de lire l'avis de Dany Reynaud écrit en décembre 2009, quelle lucidité et quelle clairvoyance....Les événements récents prouvent ses propos. Mais les autruches adorent se mettre la tête dans le sable, et continuent joyeusement à construire dans les zones inondables, rouler en 4x4, polluer en scooter de mer et faire bling bling quand elles peuvent. Je suis Breton et quand je vois le massacre de la côte vendéenne, je crie vive la loi littoral et merci aux élus écologistes. (02/03/2010)
Lurion, Lohuec : "Tempêtes et barrages"
Il faut repenser entièrement l'agriculture, notre mode de vie en ville comme à la campagne, trouver des énergies propres renouvelables et moins dangereuses pour notre terre que le capitalisme et la course à l'agent sont en train de d'achever de détruire. Il nous reste un peu d'espoir qu'il ne faut pas gâcher.Nous avons démoli la forêt amazonnienne, notre poumon vert, le pôle où se trouvent cachées des réserves immenses de pétrole.Mais la nature se vengera, elle nous ramènera à notre place, nous sommes des hommes et pas des Dieux. Mettons nous au travail, avec notre coeur, nos idées et les sciences biens pensées. (02/03/2010)
Claude B., La Roche-sur-Yon : "Nouveau barrage"
Pourquoi pas un nouveau barrage, si cela se révèle être une nécessité pout l'avenir ? En général, un plan d'eau bien aménagé engendre beaucoup d'activité de loisirs (pêche, balade, et divers activités). Ne soyons pas égoïse au nom de l'écologie. (24/02/2010)
André B., Olonne-sur-Mer : "Oui au barrage"
Oui au barrage... Que serait aujourd'hui la Vendée sans son tourisme ? Alors il faut faire avec, critiquer maintenant les constructions secondaires et tous ce qui fait l'essor du littoral vendéen (mais aussi de l'arrière-pays) est facile aujourd'hui mais que serions nous si on avait pas pris le train en marche ? Les mêmes critiqueraient le fait de n'avoir pas su en profiter et d'être arriéré comme on savait si bien le dire dans les années soixante ! Alors oui au barrage et au développement structuré de la Vendée, l'eau étant une ressource primordiale pour notre santé, à l'homme comme pour l'animal. Un barrage a certes des inconvénients mais les avantages l'emportent largement. Qui aujourd'hui peut vraiment se plaindre des avantages d'un lac, d'une réserve d'eau ???? (02/02/2010)
Nicolas P., La Mothe-Achard : "On voudrait bien le voir, ce barrage"
Ce projet doit avoir 30 ans... Quelles dépenses d'argent public en études, réunions de fonctionnaires, rapports d'expert, j'en passe et des meilleurs. On a même été jusqu'à nous parler d'une captation des eaux de la Loire !!! Alors maintenant qu'on le réalise et qu'on en finisse. (31/01/2010)
Claude-Louise Lesigne, La Roche-sur-Yon : "ça se discute"
Je suis tout à fait d'accord avec Dany Remaud. (22/01/2010)
Jacques M., La Barre-de-Monts : "L'arlesienne"
Cela fait sept ans que nous sommes installés définitivement à La Barre, et 7 ans que ce problème récurent fait la une des journaux l'été!!!!! L'hiver, les écluses vident l'eau des marais et l'été il n'y en a plus assez. Alors, que toutes ces association se mettent d'accord une bonne fois et laissent de côté leur amour propre. Pourquoi pas un référendum vendéen ????? (17/01/2010)
HAM64, La Roche-sur-Yon : "Surpopulation"
Aucune autre question n'est à poser, barrage, pas barrage. Non, nous sommes trop nombreux. Il a fallu 200 000 ans pour passer de 0 à 2 milliards et une génération pour arriver à six. Alors que faire... rien... Continuons à faire des lotissements, des routes, des barrages, des parkings, des Zac pour les entreprises... Détruisons et tuons les espèces (60% des médicaments viennent de la bio diversité), écoutons nos élus si peu courageux qui ne disent rien, faisons tourner nos voitures l'hiver pour avoir chaud et l'été pour avoir froid. Les ravages vont êtres cataclismiques et détrompez vous quand vous dites : « On ne le verra pas» (belle générosité). (13/01/2010)
Dany Remaud, Les Clouzeaux : "Encore et toujours le gigantisme"
Des surfaces non constructibles remplies de bungalows. Des villas de vacances vides les 3/4 de l’année. Mais des infrastructures énormes : épuration, réseau routier, barrages, adduction d’eau, d’électricité pour 600 000 habitants calibrés pour 10 millions. Des ports de plaisance avec une rotation de 4 jours de sortie en mer par bateau, etc. Nous continuons à vivre comme si les ressources étaient inépuisables. Lorsque la mer reprendra ses droits, il faudra voir une carte du XVIIe siècle. Saint-Benoit-sur-Mer était un port. La Tranche, L’Aiguillon, La Faute, Longeville n’existaient pas. Le réchauffement climatique : ce sera peut-être cela la réponse de nos gabegies. La nature reprend toujours ses droits. Honni soit qui mal y pense. (14/12/2009)
Lapeyrere Jacques, Saint Avertin : "la Vendée !"
La Vendée a autorisé la construction de plusieurs milliers de résidences secondaires qui sont autant de ressources financières pour les collectivités. Lorsque ces résidences sont occupées, le plus souvent en période de sécheresse, la consommation explose. Dans la course au productivisme, l' agriculture est en partie responsable d'une consommation excessive d'eau. Le débit d'un poste d'arrosage de culture va de 45 à 60 M3/heure. Il ne faut pas oublier par ailleurs, les centaines de piscines installées dans les résidences «notamment pour valoriser les biens immobiliers» alors que la mer est a proximité... La Vendée a vu l'essor depuis 1978 de nombreuses entreprises qui font grimper la consommation. Enfin, géologiquement, la Vendée se trouve dans le prolongement du massif Armoricain, la ressource en eau issue des nappes phréatiques y est aléatoire et faible. L'essentiel de la ressource se trouve en surface. Les solutions sont multiples : rendre obligatoire pour toute nouvelle industrie et construction individuelle la récupération des eaux usée et de pluie. Augmenter le prix du M3 d'eau (taxer les piscines, mais pas sûr que ce soit faisable actuellement ?) encourager une agriculture moins gourmande en eau que le maïs (la France doit importer la majorité des produits bio, la production nationale étant inférieure à 3%). Déjà il y a une vingtaine d'année, en fin de saison estivale, la réserve de Finfarine montrait ses limites... Si rien n'est fait (économies + augmentation de la ressource), la Vendée risque la panne sèche. Les changements climatiques annoncés (risques de baisse de la pluviométrie) ne feront qu'aggraver la situation pour ce territoire. (27/11/2009)